Transatlantique

Transatlantique, ça claque un peu comme titre ! Mais cette fois, fini d’en parler, il faut la faire ! Certains récits de voyage relataient des fins d’aventures au Cap Vert, l’équipage ne s’entendant plus, la peur s’étant installée, et tant d’autres raisons de ne pas y aller… Ne croyez pas que nous roulons des mécaniques parce que nous avons franchi le pas, nous n’avons pas honte de dire que nous avons douté nous aussi. Avec notre enchaînement de galères, était-ce bien raisonnable ?

Nous sommes le jeudi 11 décembre 22h TU-1, nous sommes partis le samedi 6 à 16h TU-1 de Mindelo soit depuis un peu plus de 5 jours pour un parcours de 2100 milles qui doit nous amener à La Martinique, au Marin.

Petit retour en arrière : nous avions prévu de partir initialement le jeudi mais notre problème de pilote nous retardait. Nous voulons à nouveau remercier Claude et Agnes de Mayero sans qui nous serions sûrement encore au Cap-Vert à attendre un nouveau vérin. C’est d’abord grâce à eux que nous avons pu partir. La solidarité des gens de mer n’est pas un vain mot. La météo ensuite s’en mêle et nous incite à décaler d’une journée notre départ. L’installation du vérin prend du retard et nous terminons le paramétrage du pilote dans la baie de Mindelo avec Gilson, un technicien Cap-Verdien très sympa et très compétent mais complètement surbooké, j’ai passé une semaine à lui courir après. Nous terminons donc à 15h30 le paramétrage du pilote et relâchons Gilson au ponton gazoil avant de faire notre dernier plein. Un autre bateau francais s’apprête à partir, il s’agit d' »Ours Blanc » que nous ne connaissons pas mais avec qui nous allons faire route commune. Un quart d’heure de test pour le réglage du pilote avant une traversée de 15 jours environ, je vous assure que l’on s’est regardés dans le blanc des yeux avec Marine et que l’on se posait les mêmes questions, du type : « Est-ce bien raisonnable ? Est-ce que ça va tenir ? Et si la réparation nous lâche ? ». Mais aucun mot n’est sorti, il faut y aller, se préparer à encaisser les 40 noeuds entre les îles et cette transat à venir. C’est donc ce que nous avons fait, humblement.

L’effet des îles sur le vent est incroyable, nous avons déjà parlé de l’effet Venturi qui accélère le vent entre deux îles et lève la mer, nous le pratiquons à nouveau dès la sortie de Mindelo avec des pointes de vent à 45 noeuds. Méléos ayant été toilé en conséquence, nous avançons sereinement et faisons des pointes à 10 noeuds, pas mal pour un bateau accusant 14T. Nous barrons tout ce temps, pas question de flinguer le vérin. Nous faisons route à bonne allure et sous le dévent de l’île, nous passons brusquement (à peine 500m) de 35 noeuds de vent à 0, pétole ! Nous mettons donc le moteur en route pour nous sortir de cette zone et du cône de dévent de Santo Antao. Le relief étant conséquent, nous pensions bien en avoir pour un moment, mais jamais nous n’aurions pensé faire 20 milles pour s’en dégager et ensuite se retrouver au près à tirer des bords une partie de la nuit. Ça n’est qu’au petit matin que nous touchons l’alizé de nord-est pour une route enfin plus directe…
La journée de dimanche se passe dans des conditions plus maniables et nous pêchons nos premières daurades. Nous dépassons un ketch Suédois qui était également à Mindelo et échangeons un peu en anglais à la VHF. Les filles s’amarinent de plus en plus vite et Eléa tient enfin le coup.
Nous avions décalé notre départ au vendredi pour laisser passer un coup de vent, mais c’est une grosse bulle sans vent qui nous attend le lundi. Rien, pas un souffle, ou si peu. On a beau faire des manœuvres, changer de cap, rien n’y fait, ça sera donc du moteur et ce qui devait ne durer qu’une journée nous tiendra jusqu’au mercredi matin avec quelques périodes où nous arriverons à faire porter la toile. Bilan, 45 heures de moteur… Je ne pense pas avoir besoin de vous expliquer notre soulagement quand nous renvoyons de la toile et laissons Jean-Pierre aller se reposer. Faire du moteur aussi longtemps, ça vous engourdit le corps et l’esprit, le bourdonnement, les vibrations dans tout le bateau, le bruit (même si nous apprécions encore de l’entendre…), tout cela produit une fatigue physique et mentale. Heureusement, nos routeurs à terre font phosphorer leurs méninges pour nous faire sortir au plus vite de la zone en préservant nos ressources en gazoil.
Ce mercredi, nous envoyons donc le génois puis le spi dans l’après-midi et la nuit pour faire une route qui n’a rien de direct, mais bon, il fallait bien faire un peu de voile tout de même. Nous naviguons de concert avec Ours Blanc et c’est toujours sympa d’échanger ses infos, son vent, sa garde-robe (combinaison des voiles en place), sa vitesse… avec un autre bateau.
Le problème du spi, c’est de le ranger quand le vent monte, il faut savoir si le vent monte durablement ou pas. La loi de Murphy s’applique à l’affalage de spi également, soit : »c’est toujours de nuit et quand tu n’es pas de quart que le vent monte, que la chaussette se coince en descendant et que tu chalutes le spi et les écoutes » ! La régate à cela de bon que l’on a expérimenté tellement de figures avec les voiles, que nous ne paniquons pas et finissons par tout rentrer à bord, le spi est trempé, moi aussi… On terminera la nuit sous trinquette, quitte à être sous-toilé. Loi de Murphy n°2 : c’est toujours quand tes manœuvres sont terminées que les conditions de vent redeviennent maniables… Résultat, Ours Blanc s’envole dans la nuit et nous ne l’avons plus en visuel. La journée du lundi est également compliquée, cette fois nous avons du vent, mais il n’est régulier ni en force ni en direction, on s’arrache donc les cheveux à régler en permanence le bateau. Deux daurades coryphènes se sacrifient pour nous offrir notre repas du soir. Loi de Murphy n°3 : c’est toujours après avoir nettoyé et rangé tes outils de découpe du premier poisson que le deuxième arrive…

Quelques soucis complémentaires de charge de batteries ce jour, on n’a pas tout compris, du coup, on a remis Jean-Pierre une heure pour compléter la charge des panneaux solaires et de l’alternateur d’arbre d’hélice.

 

Voilà pour le moment, je suis de premier quart et nous avons découpé la nuit en quatre quarts de 3 heures. Même si le vent oscille encore et oblige à régler le cap régulièrement, même si un petit grain tombe de temps en temps, je repense à ce que Jacques m’a écrit en nous disant être des privilégiés. J’y repense depuis notre départ des Canaries et je vous propose quelques éléments de réponse. Certains lecteurs reconnaîtront un fameux prof de Français du lycée dans le triptyque de cette réponse.
Thèse : Oui, nous sommes des privilégiés !
Nous croisons des paysages magnifiques, des gens magnifiques, nous pouvons profiter de moments extraordinaires en famille, nous nous créons des souvenirs pour toute une vie. Un ami Basque espagnol m’avait dit avant de partir : »Séb, quand tes filles seront grand-mères, elles pourront raconter à leurs petits-enfants ce voyage extraordinaire ! » Cela m’avait marqué mais je crois qu’il avait raison et cela peut être considéré comme un privilège. Autre raison de se considérer comme privilégié, c’est le différentiel de niveau de vie et de richesse avec des pays comme le Cap-Vert. Cela n’était pas le cas dans les îles liées à l’union européenne.
Antithèse : Non, nous ne sommes pas des privilégiés !
Le chemin à parcourir pour être ici en mer a été long et éprouvant. Si le rêve n’a pas de prix, il a indubitablement un coût. Un coût financier bien sûr, mais aussi un coût humain et physique. Humain car l’histoire que nous avons décidé d’écrire se fait aux dépens d’autres plus liées à la famille et aux amis. À l’approche des fêtes de fin d’année, c’est de plus en plus vrai et nous prendrons un vrai plaisir à retrouver ceux qui viendront partager des moments avec nous. S’il est des privilèges, il est aussi des sacrifices. Notre maison est vendue et cela aura été une véritable épreuve de s’en séparer. De nouveaux projets nous attendront à notre retour et cela n’aurait pas eu de sens de la conserver mais tout de même… Un coût physique car nous vous passons les détails de la fatigue, des bobos, du stress mais certains moments sont des épreuves dont nous sortirons plus forts.
Foutaise : La vie est faite pour être heureux ! Je reprendrai le titre d’un livre du père Jaouen (qui a fait de la voile un outil de réinsertion) : « démerdez-vous pour être heureux ! » Le bonheur peut être partout, sur l’eau ou ailleurs, la seule chose à considérer, c’est que les aiguilles tournent et que certaines questions n’ont pas lieu d’être ! Si vous avez envie d’une expérience, d’un changement de vie, provoquez-le ! N’attendez pas que les autres le fassent pour vous ! La question du privilège n’a donc pas de sens. Nous avons décidé ce qui nous arrive actuellement, et les fortunes de mer comme le moteur et le pilote sont également des occasions de rencontres et des opportunités d’échanges.
Bon il faut que je vous laisse, le vent monte et il va falloir que je roule un peu de génois pour ne pas me faire surprendre par la prochaine risée.

Il est minuit pour nous, et c’est l’heure du deuxième quart. Séb ne respecte pas vraiment les tranches de 3h, qui se transforment plutôt en 4 heures… C’est donc Marine qui écrit… Début de quart tranquille au grand largue, avec grande voile haute et génois tangonné avec un tour. Le vent apparent oscille entre 14 et 20 noeuds, avec une direction constante. Nickel, on surfe à 6-8 noeuds… J’écoute de la musique. Le ciel est assez nuageux et la lune éclaire un bonne partie de la nuit… Je n’ai pas pu observer les étoiles depuis le début de cette transat… Dommage… J’espère que ça viendra… Tiens le vent monte… Je réveille Séb pour prendre un ris et pour rouler plus de génois… Le vent oscille entre 18 et 25 noeuds. Le bateau est plus stable et plus agréable avec moins de toile… Séb retourne se coucher.

Petit point après 5 jours de mer : pour l’instant, c’est plutôt tranquille (même un peu trop au départ…), beaucoup plus agréable que la traversée Canaries-Cap Vert … Les filles sont en pleine forme… Jeux de carte, chants marins, harmonica, bracelets brésiliens, dessins-animés, lecture, musique… occupent leur journée. Et on fait même 2 séances de Cned par jour, en limitant l’écriture…
Côté cuisine : on ne se laisse pas abattre. Séb nous avait préparé une fouace (brioche avec des fruits confits) avant le départ, elle a été bien appréciée. Cléo nous a fait un bonne brioche au yaourt, et moi des pancakes, et des muffins pour demain matin… Le petit-déjeuner c’est sacré …
Pour les repas, le plat de lasagnes préparé à terre nous a fait 3 repas, parfait pour le début de navigation… Ensuite, j’alterne entre conserve maison (merci encore Mie Cath pour ces bonnes conserves) et légumes frais… Et bien sûr, on a les daurades… 5 depuis la transat. Eléa se régale quand on la fait mariner, Cléo moins… Promis la prochaine on la fait cuire…

En plus d’Ours Blanc (qui a un peu d’avance sur nous et avec qui on a beaucoup communiqué par la VHF), on communique par mail ou par sms grâce à l’iridium, avec Mariposa, Hobo et Trezou Gwenn, qui sont partis de Mindelo avec 3-5 jours d’avance… C’est vraiment sympa d’échanger des infos de météo, kde vie à bord, de pêche…. On se sent moins seul sur cette énorme étendue d’eau… Vive l’Iridium…
Allez je vous laisse, il est 4h sur Méléos, je vais réveiller Séb et retourner me coucher.

Mardi 16 décembre, dernier quart du matin. C’est notre dixième jour de mer, nous avons enfin touché des alizés conformes aux modèles météo depuis 4 jours maintenant et cela devrait durer jusqu’à notre arrivée en Martinique. Sauf retournement de situation, on devrait pouvoir être arrivés à temps pour accueillir Benoit, Flore et Térence, nos premiers passagers du bord depuis Catherine. Ils ont réservé leur vol depuis un moment et arrivent le 25 à 19h à l’aéroport de Fort de France. Il va sans dire qu’ils stressaient un peu de passer Noël en Martinique sans nous compte-tenu de nos retards accumulés… Allez, on tient le bon bout ! Les estimations nous donnent une arrivée probable entre le lundi 22 et le mercredi 24 en fonction de la vitesse du moment du bateau. Si on pouvait avoir quelques jours pour ranger et nettoyer le bateau avant leur arrivée, ça serait parfait.
Le moral remonte car nous avons franchi enfin la barrière symbolique des 1000 milles restants. Dégager un chiffre, c’est plaisant ! Bon ok, il reste encore 1852 km, mais nous faisons une route quasi directe et à bon train. Le seul problème à bord, c’est le roulis généré par la houle et les vagues. Si ça n’est pas impressionnant dans le cockpit, c’est franchement désagréable à l’intérieur. La configuration du sommeil est un peu chamboulée car il faut en permanence se caler et le bateau part un peu dans tous les sens. Pour les abdos, c’est top ! On fait du sport en dormant ! Côté occupation des cabines, c’est un peu à la carte. Cette nuit j’ai même failli lancer mon gilet automatique sur Eléa qui dormait dans le carré et que je n’avais pas vu migrer de sa cabine arrière …
Côté pêche, c’est le calme plat, dans un premier temps car le cœur n’y est pas, ça bouge et l’idée de dépiauter à nouveau du poisson ne me dit pas trop. A ce sujet, dépiauter se conjugue uniquement au masculin, c’est comme écailler pour les huîtres… Deuxième raison pour la journée d’hier, nous avons traversé des zones couvertes de paquets d’algues en surface, certains paquets faisant plusieurs m2.
Pedro, le navigateur rencontré à Porto nous l’avait dit, lors d’un long séjour en mer, c’est une autre notion du temps qui n’a rien à voir avec celle de la terre qui s’installe. Nous essayons de conserver quelques rituels dont ceux des repas et les quelques cours du Cned que nous arrivons à donner aux filles, mais les journées se passent et nous arrivons souvent au soir en nous disant, mais bon sang, on n’a rien fait aujourd’hui ! La navigation nous prend bien entendu un peu de temps, surtout quand les conditions changent et qu’il faut manœuvrer, la communication avec les autres voiliers et la terre prend également beaucoup de temps car envoyer un sms ou un mail avec l’Iridium, ça n’est quand même pas aussi simple qu’à terre. Question hygiène de vie, tout est plus long également. En fait tout demande un temps de préparation. Aujourd’hui, c’est douche pour tout le monde. Pour prendre une douche et éviter de « pourrir » le cockpit qui est notre lieu principal de vie, il faut gérer… Même si nous avons deux douches dans les sanitaires en bas, nous ne les utilisons pas car il y a déjà beaucoup d’humidité dans Méléos et ne souhaitons pas en rajouter, deuxième raison, nous n’avons à bord « que » 730L d’eau douce dans les réservoirs (hors bidons et bouteilles pour l’eau de boisson). A quatre personnes pour une durée de voyage de 16 jours, cela nous fait 11L par jour et par personne… Nous venons de lire dans les cours d’Eléa que la moyenne à terre en France était de 200L par jour et par personne… Vous consommez donc 189L de plus que nous par jour, ça laisse rêveur non ? Ok, nous faisons la première vaisselle à l’eau de mer et nous douchons également à l’eau de mer avant de se rincer à l’eau douce. Revenons-en à la douche, cela se passe sur la jupe arrière de Méléos. Dûment sanglé, car le bateau ne s’arrête pas…, il faut prendre au seau de l’eau de mer, tache pas toujours facile avec la vitesse, faire le job puis se rincer avec la douchette de pont en évitant d’en mettre partout. Par décence, on ne mettra pas de photo, mais il y en auraient qui valent leur pesant de cacahouètes … Bref, compter 3 à 4 fois le temps passé à terre pour une bonne douche, et encore, ici l’eau de mer est chaude…
Nous avons également entrepris de fabriquer le sapin et le cocotier de noël avec les matériaux du bord. Ça commence à avoir de l’allure tout ça, qu’en pensez-vous ? Nous nous creusons les méninges pour trouver des procédés de construction compatibles avec l’outillage et les matériaux du bord.
La fatigue commence tout de même à s’accumuler et les manœuvres à bord, c’est quand même un peu physique. Un 45 pieds, ça n’est pas un Surprise (7m) ! Il ne faut pas se laisser surprendre, sinon la sanction est immédiate, il y aura de la sueur ! Si, les filles aident bien pour toutes les manœuvres, mais c’est physiquement très difficile pour Marine d’étarquer une drisse ou de border rapidement une voile pour éviter qu’elle ne batte. Petite revue technique : le mât est perché à 17m, le poids seul d’une drisse de spi pour un aller/retour au cockpit doit faire une dizaine de kg, rajoutez le poids de la voile à hisser et les frottements des poulies, et l’effort à fournir est vite conséquent… Et je ne vous parle pas de la grand-voile, étarquer après une prise de ris, c’est un truc de bourrin … Et à bord, de bourrin, il n’y en a qu’un, et je ne pensais pas à Jean-Pierre… Bref coté musculation, ça va bien merci ! Je connaissais le tennis-elbow, je vous expliquerai un jour le concept du winch-elbow … Ajoutez à cela un régime sans alcool pour toute la traversée … Je vais arriver affûté (Laurent, je te prends au tennis quand tu veux !).
Hier, Mariposa est arrivé à Tobago après 14jours de mer, nous nous retrouverons aux Grenadines. Leur traversée a été rapide mais assez musclée si nous avons bien compris.

Samedi 20 décembre, 17h : moi qui voulais écrire la suite la nuit suivante…. Raté… tout ne s’est pas passé comme prévu depuis mardi dernier… Nous avons enchaîné de nombreux problèmes la même nuit, notamment un nouveau problème de vérin … Nous voilà donc amenés à barrer jusqu’à l’arrivée… Cela ne nous enchante pas, mais c’est comme ça….

Revenons à notre fameuse nuit du mardi 16 au mercredi 17 … Je prends le premier quart avec Cléo, car la nuit est à peu près dégagée et on souhaite regarder les étoiles. Comme il n’y a plus de vent, on décide d’allumer le moteur juste après le repas… Et mince le ventilateur dans le coffre arrière tribord ne fonctionne plus, et comme on risque de passer la nuit au moteur vu les faibles prévisions de vent, il faut mieux réparer. Il fait déjà nuit… Et voilà Séb qui passe presque une heure dans le coffre avec sa frontale pour réparer le ventilateur. Les câbles d’alimentation sont complètement oxydés… Séb fait donc une réparation provisoire en l’alimentant avec la prise 12V extérieure… Voilà c’est réparé … Séb se couche à 22h… Enfin, avec Cléo, on peut observer les étoiles… Quand tout à coup, une odeur désagréable d’essence arrive à nos narines. Eh oui, le bidon pour l’annexe s’est un peu renversé derrière la barre… Pas cool mais pas très grave, je nettoie et fixe mieux ce bidon (bidon à changer dès notre arrivée en Martinique, car le bouchon n’est vraiment pas étanche, c’est pas la première fuite…). Peut-être que vous vous demandez pourquoi ce bidon s’est renversé ? Car pour réparer le ventilateur, il a fallu vider tout le coffre dans le cockpit, et on n’a pas tout rangé, pour pouvoir accéder rapidement au ventilateur si besoin… Bon revenons à nos étoiles… 20 minutes après je trouve que le pilote fait un drôle de bruit, je prends donc la barre. Cléo se couche vers 23h, et je barre jusqu’à 1h, réveille Seb et lui explique le souci. Et le voilà maintenant dans le coffre bâbord, pour voir ce qui se passe… Séb démonte le vérin mais ne voit rien d’anormal, mais le bruit persiste, un bruit de frottement de grincement métallique, ce qui nous fait penser à un problème mécanique. Le pilote répond très bien et barre correctement, mais ce bruit suspect nous inquiète. On décide donc de barrer toute la nuit, on verra au petit matin… Le vent revient un peu, on décide de remettre le génois tangonné, mais on s’aperçoit que la fixation de l’écoute sur le tangon a lâché… Comme il fait nuit et que Séb est crevé et abattu par ce nouveau pépin, on décide de hisser la trinquette à la place. Du coup, Séb fait un cap pas terrible à faible vitesse, car il n’y a pas assez de vent… Je me couche. Je le relaie deux heures après, il fait toujours nuit. Séb décide de réparer le tangonné en changeant la manille, pour pouvoir mieux avancer, et s’endort dans le cockpit pour être opérationnel si besoin. Au petit matin, on découvre qu’un coulisseau de GV a lâché, et le loch nous fait des siennes (pas grave, c’est la troisième fois de la traversée, il suffit de titiller la sonde et ça repart…)…. Donc grosse nuit de m…. Avec accumulations de petits pépins réparés et surtout un vérin HS…

Au petit matin, le réveil est un peu dur car notre moral a pris un coup. Je décide de prendre des renseignements sur le fonctionnement exact du vérin pour tenter une réparation sur le bateau. Après plusieurs échanges téléphoniques, nous arrivons à contacter un technicien Raymarine à Paris qui me donne quelques indications sur le démontage. L’appel n’est pas très facile par l’iridium mais je comprends qu’il me faut démonter la vis sans fin et regarder ce qui se passe au niveau des roulements. La communication coupe, je le rappelle mais personne ne décroche… Je vérifie l’heure française… 17h, fin de journée… Un peu blasé…
Après 2 bonnes heures de bataille, nous constatons que des billes sont sorties de leur logement et que ça n’est pas une partie de plaisir pour les remettre. Quand enfin on y arrive, problème, il nous en reste 6… Bref, l’affaire n’est pas bien engagée et nous voilà repartis pour barrer.
Les conditions de navigation sont malgré tout très simples, il n’y a plus de vent, nous ferons donc pas mal de moteur les deux premières journées. A notre tour, nous croisons d’immenses paquets d’algues qui dérivent autour de nous et que nous traversons. Lors d’une remise en route du moteur, nous constatons que la vitesse du bateau est anormale, aurions-nous pris quelque chose dans l’hélice ? Nous avons tout affalé donc il n’y a pas à hésiter, c’est parti pour un petit bain avec une piscine de 5000m de fond… Un peu impressionnant mais l’eau est d’une clarté prodigieuse. J’arrive à extraire le gros paquet d’algues pris autour de l’hélice, nous redémarrons le moteur et avec quelques marches arrières / marches avant, nous terminons de débarrasser l’hélice de ces hôtes indésirables.
Le routage de Daniel à terre nous rassure et les échanges avec Hobo et Ours Blanc sont pour nous un réel plaisir, ils coupent la journée et nous encouragent. Les journées se suivent, une ultime tentative de réparation du vérin se solde à nouveau par un échec, je viens de perdre 3h de sommeil.
Les filles sont fantastiques, et sur cette fin de transat, elles assurent ! Pas de prise de bec, elles cuisinent, elles barrent en journée, et font tout leur possible pour nous laisser dans la journée quelques heures de sommeil réparateur. Les journées passent relativement vite mais les nuits sont longues et quelques petits grains viennent gâcher notre sommeil dans le cockpit…
Le vent revient enfin à trois jours de l’arrivée et nous pouvons enfin prendre du plaisir lors de longs surfs de nuit à la barre, quelques instants magiques…
Au fur et à mesure, la distance au but diminue et notre envie d’arriver augmente, les deux dernières journées nous paraissent un peu longues… Vient s’ajouter à nos soucis une petite entrée d’eau par le joint tournant de l’arbre d’hélice, pas grand chose de méchant ni d’inquiétant mais à surveiller et à écoper de temps en temps…
Ce mardi 23 décembre, nous apercevons enfin les lumières de la Martinique en milieu de nuit. L’arrivée au petit matin est magnifique et nous sommes impressionnés par tout ce vert sur terre. Nous passons sous voiles le cap… En remettant le moteur, notre fuite du joint tournant disparaît et après avoir tout affalé, nous voici déjà au mouillage devant Saint-Anne, nous allons enfin pouvoir dormir plus de 3 heures de rang…
Trezou Gwenn vient nous saluer en annexe et, après une bonne sieste, nous allons faire un saut à terre pour humer l’ambiance. Il est un peu tôt pour le rhum mais la glace coco est magnifique. Le coucher de soleil sur le mouillage est splendide et nous filons de nuit prendre notre premier verre sur Trezou Gwenn…
TVTB (tout va très bien en code Iridium…). Merci à tous pour vos messages en mer, un grand merci à nos routeurs à terre, Daniel et Edouard. Daniel, le prochain c’est toi et on essaiera d’être à l’arrivée de la Transquadra.

 

Joyeuses fêtes de fin d’année à tous !
Les Méléos

Commentaires (40)

  1. Cathy des neiges

    Enfin équipée d’un nouveau matériel informatique, j’ai pu lire tranquillement vos dernières aventures. Même en 2015 ce n’est pas si simple d’affronter les éléments pour traverser l’Atlantique, alors bravo…je suis tellement contente pour vous!
    Ici pas de plages de sable blanc, seulement de belles montagnes bien blanches et Marceau attend les vacances pour aller skier.
    Bonnes langoustes et Gros bisous de nous tous
    Cath

  2. classe des ce2-cm1 de la Meignanne

    Bonjour les copines!
    Bravo pour votre traversée de l’Atlantique! Pendant que l’on regardait votre site, on a eu la visite d’une mésange charbonnière dans la classe! Heureusement, elle a vite trouvé la sortie! On vous souhaite une super bonne année 2015! Cette année, on va partir en Dordogne pendant 4 jours… un p’tit voyage avec les CM1-CM2. Bonne chance pour votre grand voyage! A bientôt! Gros bisous!

  3. Daniel Prabonne

    Je voulais te faire la surprise Sébastien d’être à La Rochelle pour ton départ mais les manigances de mon président ont perturbé mon emploi du temps.
    Alors je viens régulièrement surfer sur le site Méléos.
    C’est un vrai plaisir de lire vos récits et commentaires aussi captivants,de découvrir les termes techniques de la voile qui me sont totalement inconnus,les paysages et cultures magnifiques, vos joies , vos problèmes et vos doutes, les ressources et la volonté de ne pas renoncer.
    Chapeau et respect pour cette traversée, pour cette expérience exceptionnelle pour les filles.
    Je n’ai aucun doute que vous allez profiter et savourer votre remontée dans les Caraïbes.
    Bonne Année à vous 4 les Méléos!…
    Daniel, Valérie et Louka

  4. Tennis La Meignanne

    Bonjour à ,
    Nous suivons vos exploits depuis le début et on parle de vous sur les cours de tennis. Nous préparons notre prochain concours de belote: »Elle marche bien la perceuse/viseuse? »
    Bravo pour votre volonté et votre courage !
    Tous nos vœux pour cette nouvelle année.
    Pour le bureau, Patrick

    1. Voilier Méléos (Auteur de l'article)

      Salut Patrick,
      Malheureusement, on ne parle pas de mes performances tennistiques sur les courts… Nous pensons bien fort à vous tous et vous souhaitons une belle année 2015 avec toujours plus d’adhérents pour ce magnifique club avec une ambiance extraordinaire. Cela fait partie des chose qui nous manquent en mer.
      Amitiés
      Sébastien et les Méléos

  5. Owczarek Denis "Karm"

    Bonne année 2015 à vous quatre bisou

  6. Carlota da Gama

    J’ai suivi les nouvelles de votre voyage. J’ai déjà demandé à mon père et à ma mère de faire la même chose. ils disent que ça sera difficile …

    Comment c’était le Noël et le Nouvel an sur un bateau? Le Père Noël as-t-il vous trouver ??

    bisous, Carlota DA GAMA

    1. Voilier Méléos (Auteur de l'article)

      Bonjour Carlota,

      Nous comprenons la réponse de tes parents, c’est très compliqué de tout quitter pour un tel voyage, surtout quand on a beaucoup de responsabilités et des employés. Le vrai courage, c’est celui d’affronter les crises économiques et d’arriver à conserver ses salariés et son entreprise, et tes parents ne manquent pas de ce courage !!!
      Tout est forcement différent sur un bateau comme tu as pu le voir en venant à bord. Pour Noël, les cadeaux sont forcement plus petits car nous n’avons pas beaucoup de place, et cela a été un peu dur pour les filles car la famille nous manque dans ces moments. Pour le Nouvel an, nous avons pu rejoindre des amis sur un autre bateau et réveillonner ensemble sur la plage …
      Nous vous embrassons bien fort.
      Les Méléos

  7. Emilie

    Coucou les Marins ! Ne pensez pas que l’absence de commentaires jusqu’alors signifie que l’on ne vous suit pas… Félicitations à vous pour votre courage dans les moments difficiles que vous avez traversé. Votre texte nous fait sentir aussi toute la satisfaction que la réalisation de votre projet vous apporte, à vous Sébastien et Marine, et à vos puces également. Aujourd’hui, on vous voit sur la carte, c’est drôle et apporte pour nous un peu plus de concret. Ici, les fêtes ont ressemblé à celles des années passées, ce qui n’a pas du être le cas des vôtres. Je me demandais bien à quoi ressemblait votre sapin, Félix lui s’interroge à propos des poissons : avez vous de quoi pêcher 😉 ? Xavier a lu vos péripéties avec attention, il a trouvé vos récits intéressants et agréables à lire, alors continuez (pourtant il ne manque pas de bouquins ;-)) Pour Léonie le départ de Cléo n’a pas été facile et les quelques mails échangés lui ont bien fait plaisir. Ce mail vient à point pour vous souhaiter une bonne année, mouillée mais pas trop, et au plaisir de vous lire. Une bise spéciale à notre Cléo ! A bientôt, Emilie

  8. Sosyl

    Bonne et heureuse année 2015 à vous quatre les amis !
    Nous pensons bien à vous en cette nouvelle année et nous vous souhaitons encore plein plein d’autres moments merveilleux et inoubliables durant cette magnifique aventure.
    Bon séjour en Martinique.

    PS : ce matin Martin s’est réveillé en nous racontant qu’il avait fait un grand rêve ! avec Marine et Sébastien, Eléa et Cléo :-) Et oui TOUT le monde pense à vous et en rêve même …

    Bisous !

  9. les lebeaux

    BONNE ANNEE 2015 a vous 4.

    FELICITATIONS pour cette magnifique traversée au récit tout aussi exitant.
    Ici en france vacances dans l’est sous la neige ca change …

    On vous embrasse et trinquez à notre santé un bon rhum

    les lebeaux

  10. Lucie

    BONNE ANNEE 2015 Meleos!! Est ce qu’il y a encore des choses à vous souhaiter, vous avez l’air comblés. Alors on va juste dire: que ça dure encore longtemps, très longtemps.

    Je vous embrasse tous les quatre

    Lucie

  11. Laurent et caroline

    Bonjour à tous les 4
    Nous venons de passer une petite heure de lecture très sympa
    Bravo pour ce récit et bravo pour cette traversée
    P….n quel courage !!!!!!
    Promis seb le prochaine apéro à la maison c’est poisson à la plancha (c’est moi qui nettoie le poisson)
    Très bonne année à vous
    Laurent et Caroline

  12. laurent

    Bravo, pour votre traversée de l’Atlantique, après toute ces péripéties. Je ne doute pas que vous avez passés un joyeux noël, et nous penserons à vous pour pour la fin d’année.
    J’ai eu un petit haut le cœur, quand tu as parlé du roulis généré par la houle et les vagues. J’ai juste un petit souvenir également désagréable.
    C’est une très beau texte et bien raconté et narré. Bravo à toute la famille.
    Au fait, partant pour une partie de tennis à ton retour!

  13. Madeline

    YES ! Ça y est, ils l’ont fait, les cocos !-) BRAVO à vous 5 : les 4 « marins » + Méléos… Je suis tout à fait d’accord avec la réponse triptyque de Sébastien, c’est le genre de réponse que j’aime à partager !-) Merci pour votre voyage, pour vos récits écrits d’une très chouette plume, trempée dans un mélange de cœur, de courage, de partage, de malice et d’adrénaline… Très chouette de vous suivre ! Des bises marines, enfin ligériennes plutôt !-)

  14. Nuno DA GAMA

    Tout le monde, d’entre nous, ont été la suite de votre aventure. Avec curiosité et la confiance que tout ira pour le mieux.

    Personnellement, je avoue avoir une certaine envie pour vous. Quelle aventure!

    En cette saison de Noël, vous restez avec nous. Tout ce que vous va le mieux!

    Nous allons continuer à vos suivre … faire de bonne mine à mauvais jeu, avoir de la foi et que les bons vents seront toujours avec vous!

    Nuno DA GAMA

  15. Philippe Pirard Blue Circle

    Bravo à vous et meilleurs voeux pour 2015.
    Très heureux de vous retrouver en Martinique en février.
    Amitiés
    PP et Dadou

  16. Pedro Marques

    Félicitations à la famille de navigateurs

    Excellent compte rendu de la traversée, avec des bons et moins bons moments.

    Une petite astuce : Dans la navigation océanique de croisière il y a un effet de morceau pointu (couteau) qui est placé sur l’axe avant de l’hélice pour couper certains câbles et les algues qui peuvent apparaître. Si vous avez besoin de vous envoyer un. Juste dire quel est le diamètre de l’arbre.

    Très agréable séjour et profiter de votre vie de famille
    Un câlin et un baiser pour les 3 filles
    Pedro Marques

    1. Voilier Méléos (Auteur de l'article)

      Bonjour Pedro,
      Merci pour ton commentaire et ta proposition. Nous avons bien un coupe-orin (c’est le nom en francais) devant l’hélice mais nous avions pris un paquet d’algues si gros qu’il en restait pas mal même apres la mise en route du moteur, ça rendait la barre très dure et nous avions tendance à partir sur tribord… Et puis, il était temps que j’aille me baigner…
      Amitiés
      Sébastien

  17. Florence et alexandre

    Quel périple ! Votre abnégation et votre courage forcent le respect. vous avez réussi à surmonter les avaries techniques pour traverser l’océan atlantique. Profitez bien à présent de ces magnifiques îles antillaises. Nous vous embrassons et vous souhaitons de très bonnes fêtes de fin d’année

  18. Nathalie B

    Bravo pour cet exploit. C’est un plaisir de vous lire. Vous avez bien mérité du repos.

  19. Emma

    Coucou,j’espère que vous allez bien vous me manquer tous les 4 énormément,j’espère que touts se passe bien. Je vous souhaite un très bon Noël et une bonne année
    Biz à touts le monde.
    Emma

  20. Daniel PEPONNET

    Chapeau bas Meleos !!
    Vous avez su tenir le cap et ne pas renoncer malgré des soucis de matériel assez handicapants pour un 45 pieds.
    Que le punch coule maintenant à flot…..mais soyez sympa, gardez nous en un peu jusqu’au 7 février à 1 ou 2 jours près !!!

  21. Sylvie

    Quelle belle aventure, on vous suit avec émotion, joie, inquiétude, rire… Un grand bravo pour cette arrivée de Noël et plein de bisous festifs de Sylvie et François

  22. Roger et Claudine

    Un grand bravo à toute l’équipage du Méléos . Il faut en avoir non seulement du courage mais surtout de la détermination pour aller aux bouts de ses rêves .
    C’est avec une grande admiration et toujours un réel plaisir de poursuivre votre aventure.
    Enfin un repos bien mérité dans un endroit paradisiaque.Profitez en bien.
    Passez un bon réveillon de Nouvel An.
    Nous vous embrassons .A bientôt.

  23. Francoise

    Trop contente de vous lire ce matin bravo je vous savais arrives à la Martinique par Isabelle et j’attendais des nouvelles avec impatience je ne me lasse pas de vous lire félicitations je vous embrasse

  24. Brigitte et Patric

    Vos récits sont toujours aussi intéressants, bonnes fêtes de fin d’année a vous quatre, bizou

  25. elie matis

    nous n’avons pas eu acces a internet ces derniers jours et nous sommes heureux de voir qu’un premier cap a ete franchi. ces fetes de fin d’annees seront pour vous inoubliables. ces reflexions scolaires sont interessantes mais gardez les pour les annees futures. nous ne sommes pas marins et il est donc difficile de comprendre tous les termes que vous employez. cependant nous analysons votre determination comme tout simplement exemplaire. elle restera pour elea et cleo comme leur nouvelle reference.
    nous vous embrassons tendrement
    emaf

  26. famille roger

    Belle aventure à lire, passez de joyeuses fetes gros bisous de nous tous.

  27. Magdeleine

    ,
    Il s’agit bien de ce Claude a l’occasion si vous le rencontrez parlez lui de moi , je n’ai plus ses coordonnées , au fait je pense que le « cœur sur la main « n’est pas une specificité du Nord !!!
    A bientôt

    Roger

  28. Adeline

    Coucou,
    Comme chaque fois, je lis votre récit 2 fois avant de laisser un commentaire afin de bien tout assimiler.
    Tout d’abord cette exceptionnelle aventure:
    Quand j’en parle autour de moi, beaucoup s’exclament « la chance! » Et moi je leur répond, ce n’est pas de la chance, c’est du courage et de la détermination. Et je leur explique qu’on ne part pas du jour au lendemain dans une telle aventure. Et qu’il faut faire des choix et renoncer à beaucoup de chose. Même si Internet facilite beaucoup les communications ce n’est pas pareil (surtout en ces périodes de fêtes).
    Et puis il faut avoir des c…… Pour tout quitter et renoncer à son confort et s’ouvrir de nouveaux horizons!
    Bref quand les gens me disent que vous avez de la chance outre les réponses énumérées plus haut, je leur répond que c’est moi qui ai de la chance, parce qu’on va pouvoir squatter votre bateau et vivre un petit bout de votre aventure et rentrer ensuite dans notre routine et notre confortable maison.

    Sinon j’espère que le nouveau vérin rapporté par Benoit tiendra le coup et je suis vraiment désolée pour la mésaventure de vos généreux sauveurs.

    La plongée avec 5000m de fond doit être quelque chose d’impressionnant à vivre (même si au final dans les faits qu’il y ait 100m ou 5000m le visuel est le même)

    Profitez bien du nouvel an avec Benoît et sa famille. Et si vous avez des envies particulières de choses qu’on pourrait vous ramener n’hésitez pas à nous envoyer une liste!

    Encore merci pour la carte du cap vert, qui aura mis autant de temps à venir à nous que vous a faire la traversée!

    Gros bisous Adeline et Cédric qui comptent les jours avant d’arriver (j-24) 😉

  29. Famille Lehman

    Félicitations à vous 4. Une partie de votre rêve se réalise non sans heurts mais vous devez et pouvez être fiers de vous. Votre récit était rempli de suspens. Surtout quand Seb q´est mis à eau avec 5000 m de fond. J’en ai eu des frissons. As tu pensé aux requins??? Moi oui !!! Un héros…
    Gros bisous aussi aux filles nous avons beaucoup pense à elles ces derniers temps. Elles sont très fortes et peuvent aussi être fières de ce voyage.
    À très bientôt pour de nouvelles aventures

  30. Magdeleine

    Bonjour,

    Recit captivant, je pense bien connaitre Claude de MAYERO si c’est la personne de port saint louis du rhone ,Claude devait voulait acheter notre Feeling (Mayvian le votre maintenant) et comme nous l’avions depuis peu de temps ma femme c’est opposée a cette vente !et a ce moment la il avait achete un Jeanneau
    Cordialement

    Roger

    1. Voilier Méléos (Auteur de l'article)

      Bonjour,
      Je ne pense pas qu’il s’agisse du même Claude, notre bienfaiteur est Dunquerkois, un pays où les gens ont le cœur sur la main…
      Malheureusement, ils viennent de subir une fortune de mer et le voyage s’arrête pour eux à Dakar (pas de blessés mais des dégâts matériels importants). Nous pensons bien fort à eux.
      Amicalement.
      Les Méléos.

  31. denis owczarek

    Merci de votre récit qui est pour nous terriens un moment « de rêve et d’aventure ». Mais respect à vous et bravo. Bonnes fêtes de fin d’année dans les îles à vous quatre et encore bravo nous vous embrassons

  32. Famille Rivault

    (suite du message ; erreur de manip)
    bon réveillon et n’abusez pas du rhum…
    Frédéric

  33. Famille Rivault

    Quelques nouvelles par Isabelle ; vous voila donc passés de l’autre côté du Rubicon…
    Bon Noël à tous les quatre, bonne année nautique,

  34. stephanie Sinceur

    Coucou,

    Je suis toute seule chez nous ce soir, Jérôme et les enfants sont sur Angers, je les rejoins demain. Du coup, j’ai tout lu d’une traite ! Dépaysement total depuis ma campagne
    profonde française. Votre écriture nous tient en haleine…belle aventure avec des hauts et des bas mais à votre retour les hauts resteront gravés et les bas nouriront les anecdotes croustillantes et incroyables. Je ne vous suis pas dans tout le jargon technique mais ç’est pas grave du tout et n’empêche pas de vivre le truc avec vous. Bon réveillon du nouvel an. Je vous embarsse. Steph de Guem NB : sympa le clin aux lycéens 😉

  35. rossignol michelle

    je vous souhaite de passé de joyeuse fetes de fin d année.gros bisou a vous quatre.

  36. JARNOUEN

    Nous pensons très fort à vous en cette fin d’année, gros gros bisous à vous 4.

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